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Portrait : Romane Glotain, un projet cultivé avec soins

Portraits

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09/04/2018

Romane Glotain est étudiante à l’IUT de Tours depuis septembre 2017. Agée de 20 ans, elle porte depuis quelques années un projet de création de jardin de soins dans la région nantaise. Se décrivant elle-même comme empathique, dynamique et têtue, Rpro a voulu en savoir davantage. Une rencontre placée sous le signe de l'entrepreneuriat.  

Parlez-nous de votre parcours universitaire

Après un bac technologique "Aménagement du paysage" au lycée Jules Rieffel de Saint-Herblain (44), j’ai enchaîné à Angers avec un BTS en "Production Horticole". Puis j’ai fait une coupure d'un an en service civique. Je suis partie au Mans, dans un foyer de vie pour handicapés mentaux et j'avais pour mission d'aménager un jardin au sein du centre, avec les pensionnaires, et de les accompagner lors d'animations. Grâce à ça, j'ai pu intégrer la licence professionnelle "Techniques d'intervention et d'animation auprès de publics vulnérables" à Tours. Je trouve que cette formation correspond parfaitement à mon projet professionnel !


Et quel est-il ?

Ça a débuté à mon arrivée en seconde, au lycée. Il y avait une association d'élèves écoresponsables qui était tournée vers le développement durable. Avec un projet de jardin thérapeutique et la venue régulière de personnes âgées de la région, les élèves proposaient des animations avec l'aide d'un tuteur. J'y ai été bénévole pendant 3 ans, et j'ai ainsi découvert l'hortithérapie. Je me suis renseignée, et le fait de pouvoir relier le végétal avec l'humain ainsi que le côté socio-psychologique me passionnait... A l’avenir, je voudrais créer une entreprise d'aménagement de jardins de soins et d'accueil des publics vulnérables (animation, accompagnement...) du côté de Nantes.


Quelles sont, à l’heure actuelle, les réussites et les difficultés de votre projet ?


J'ai ce projet depuis quelques années maintenant et mon réseau s'est énormément développé ! C'est un vrai point fort. J’ai pu participer au concours national "Projet d'avenir" de la Fondation Truffaut en 2016 dont je suis sortie lauréate dans la catégorie Excellence. Ça m'a énormément boostée. Plus tard, j'ai bénéficié de l'accompagnement PEPITE [ndlr : Pôles étudiants pour l'innovation, le transfert et l'entrepreneuriat] mais aussi auprès de l'Institut de l'Engagement, une association parisienne qui aide les services civiques à créer leur projet et entreprise pendant 2 ans.

Le plus dur, c'est d'estimer la viabilité du projet. Je pars de quelque chose qui est inexistant, aucune entreprise ne propose ce double service de création du jardin et d'accompagne-ment/évaluation des patients. Je réfléchis actuellement à l'installation d'un service de vente de la production en parallèle du jardin. Et il y a aussi la comptabilité, ce n’est pas trop mon truc !


Décrivez-nous les qualités requises auprès des publics vulnérables


Quand on parle de personnes vulnérables, on pose déjà un mot fort sur ce type de public. Dans la prise en charge, ça compte énormément. C'est important de considérer ces personnes, pour pas que "vulnérable" devienne réducteur. C'est la première étape ! Il faut connaître leurs problèmes évidemment mais il ne faut pas leur montrer de distance. A partir de là, l'objectif est plus simple à atteindre.


Vous êtes étudiante-entrepreneure. Quels sont les avantages au sein de l’Université ?

Ça se traduit essentiellement par de la communication autour du projet, des rencontres avec d'autres étudiants-entrepreneurs, des professionnels et de nombreux événements dans la région pour présenter notre projet ou suivre des formations (création d'entreprise, visite...). Malheureusement, il y a en a beaucoup en semaine, pendant les cours, c'est assez frustrant.


Vous êtes en licence pro, quelles sont vos perspectives d’avenir ?

Je termine ma licence prochainement, en juin 2018. Je pense retourner dans la région de Nantes, et postuler à un emploi à mi-temps en tant qu'animatrice socioculturelle afin de mettre un peu d'argent de côté et d'amener ce projet de jardin à maturité. J'ai besoin d'expérience dans le social, ce serait une bonne opportunité !


Propos recueillis par Elise Petitpez pour Rpro

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