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Portrait : Alan Wacquiez, son quotidien entre labo et asso

Portraits

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30/04/2018

Une thèse scientifique et une implication associative : c’est le choix ambitieux et courageux qu’a choisi Alan Wacquiez pour achever son parcours universitaire. Le virus de la grippe ne lui fait pas peur et le rôle de président de l’ADOCT (Association des doctorants de Tours) encore moins. Rencontre.Présentez-nous votre parcours universitaire

Après avoir validé mon baccalauréat technologique en Sciences et Techniques du Laboratoire (STL) à Nantes, ma ville natale, j’ai poursuivi avec un DUT « Analyses biologiques » à Angers. Mon goût prononcé pour la virologie s’est développé à ce moment-là, c’est pour cette raison que j’ai choisi de compléter ma formation par une L3 de biologie à Tours. Je me suis spécialisé en virologie en suivant la formation instituée dans le master « Infectiologie Cellulaire et Moléculaire, Vaccinologie et Anticorps Thérapeutiques ». J’ai validé mon diplôme de master par un stage de 6 mois dans une équipe tourangelle de renom travaillant sur le VIH et les virus responsables d’hépatites. 

L’ambition grandissante, je me suis lancé un nouvel objectif : devenir chercheur en virologie. J’ai alors commencé mon doctorat de recherche en collaboration entre un laboratoire tourangeau et un laboratoire orléanais. Voilà maintenant plus d’un an que j’ai débuté ma thèse de recherche qui porte sur le virus de la grippe et le développement de nouvelles solutions thérapeutiques pour lutter contre la maladie.


Vous êtes actuellement président de l’Association des doctorants de Tours (ADOCT). Parlez-nous des actions de l’ADOCT et de votre rôle.

Voilà 20 ans que l'ADOCT a été créée. Actuellement, nous sommes 6 issus de l’école doctorale « Santé, Sciences Biologiques et Chimie du Vivant » (SSBCV) à avoir repris la gestion de l’ADOCT en février 2017. Il faut retenir 3 critères essentiels qui régissent l’association : l’échange, l’entraide et la convivialité ! De mon point de vue, l’ADOCT suit au moins trois grandes lignes directrices :

- Permettre la rencontre et le regroupement de jeunes chercheurs. Chaque mois, nous organisons des événements de type afterworks et soirées à thème ouverts à tous.

- Aider les doctorants dans leurs démarches administratives (concerne surtout les étrangers). Nous tentons de transmettre toutes les informations essentielles pour le bon déroulement de chaque thèse.

- Participer à la veille professionnelle en diffusant très largement les différentes opportunités de carrière. Nous récoltons un maximum d’offres de thèses, post-doctorats, CDD et autres CDI dans divers domaines de recherche. 


En 2017, vous avez participé au concours de vulgarisation « Ma Thèse en 180 secondes ». Que retenez-vous de cette expérience ? 

Le monde de la recherche doit être accessible au plus grand nombre, notamment au public non sensibilisé. Vulgariser est donc un objectif mais aussi une obligation afin de pouvoir « démystifier » la science en général. Le concours « Ma thèse en 180 secondes » est un bon entraînement pour atteindre cet objectif, mais il ne faut pas simplement présenter son sujet pour le faire découvrir au public, il faut le faire vivre !


Quelles sont vos perspectives d’avenir, après la thèse ?

La recherche en virologie me passionne. J’aimerais beaucoup découvrir les différentes cultures qui nous entourent en voyageant à travers le monde. D’un point de vue professionnel, je suis davantage attiré par les laboratoires de renom qui travaillent sur des sujets importants en santé humaine comme l’étude de certains virus responsables entre autres de fièvres hémorragiques (par exemple Ebola, fièvre de la vallée du Rift, etc.) chez l’Homme et l’animal.

À plus long terme, j’aimerais intégrer une des prestigieuses équipes du Centre de Contrôle des Maladies (Center for Diseases Control and Prevention, CDC) localisé à Atlanta (USA).


Quel conseil donneriez-vous spontanément à un nouvel étudiant de l’université ?

J’ai déjà connu cette situation avec l’arrivée dans une nouvelle ville, une nouvelle université, etc. Ce n’est pas toujours facile de s’intégrer au sein d’un groupe déjà formé. Je pense que c’est important, pour chaque nouvel étudiant de l’université, de prendre contact avec une ou plusieurs associations étudiantes. Ces rencontres peuvent permettre de découvrir de nouveaux milieux culturels et de s’ouvrir aux différentes thématiques proposées pas l’université de Tours.


Propos recueillis par Elise Petitpez pour Rpro

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